Liberté, Égalité, Féminité… Olympe…

Pièce en prose                                        Durée : 1h05
Objets d’étude : La question de l’homme
.                        Genres et formes de l’argumentation

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RÉSUMÉ

Deux comédiens racontent les dernières heures d’Olympe de Gouges en 1793. Leur narration les conduit à recréer le tribunal révolutionnaire de Fouquier-Tinville et à incarner les personnages qu’ils évoquent. En revisitant les notions de dignité et d’égalité chères à Montesquieu, Rousseau ou Condorcet, leur jeu est bientôt saisi par l’enthousiasme de la Pensée des Lumières…

INTENTION

La pièce est interactive. Le public est ici assimilé aux jurés d’un simulacre de procès. Il rendra son verdict après avoir suivi l’implacable réquisitoire de l’accusation publique et la plaidoirie d’une défense agitée. Cette audience est l’occasion de revenir sur les notions de dignité humaine et d’égalité des droits, de saisir les raisons du bouleversement qu’elles ont provoquées sur leurs contemporains. Par le jeu du théâtre, il s’agit encore de saluer l’apport des utopies féministes dans la naissance de notre citoyenneté et dans l’émancipation de nos libertés.

DESCRIPTION DES PERSONNAGES

Olympe de Gouges : Née à Montauban, près de Toulouse, en 1748, d’un père boucher de profession et d’une mère, fille d’avocat, Marie Gouze, de son vrai nom, épouse à 16 ans Louis-Yves Aubry, un traiteur-charcutier de trente ans son ainé. Veuve dès l’âge de 17, elle aura de cette courte union, un unique enfant, Pierre, et une profonde aversion pour le mariage. Ne parlant que l’occitan, elle apprend le français pendant sa grossesse et les circonstances d’une vie amoureuse lui permettent de gagner Paris, 19 ans avant que n’éclate la Révolution française. Elle y rencontre Rousseau, plus tard Condorcet entre autres, et se fait un nom d’artiste dans les cercles littéraires de la capitale sous le pseudonyme d’Olympe de Gouges ! Ses positions profondément humanistes et sociales lui attirent les foudres du Tribunal Révolutionnaire. Après trois mois de prison, elle est condamnée à mort à l’issu d’un procès expéditif où, privée d’avocat, elle plaida au nom de la liberté de conscience et d’expression. Une sacrée bonne femme !

Antoine Fouquier-Tinville : Notre Jeu Dit met en scène, le plus (tristement) célèbre accusateur publique du Tribunal Révolutionnaire. En réalité, ce procureur impitoyable ne daigna pas assister au procès d’Olympe ; il envoya son substitut, un fonctionnaire nommé Naulin. Peu importe car l’un comme l’autre finirent guillotinés en 1795 par décision de ce même tribunal. En revanche, Fouquier-Tinville fut réellement le moteur de cette juridiction criminelle d’exception. C’est lui qui accueillait les juges, choisissait les jurés, rédigeait les actes d’accusation, faisait appliquer la loi, recevait le bourreau, fixait le nombre de charrettes de condamnés. C’est à lui qu’échut l’ensemble des prérogatives de faire arrêter, poursuivre et faire juger les suspects dénoncés par les autorités ou par les citoyens. Durant les 17 mois de sa sordide fonction, Fouquier-Tinville requit et obtint la mort de plus de 2 600 personnes. Un vrai méchant !

Liberté, Égalité, Féminité ou Olympe de Gouges, l’émancipation citoyenne a été  créé en Octobre 2017. Représentée 30 fois en première année scolaire, la pièce a rencontré 3 500 lycéens. Elle est à la disposition des professeurs de Lettres pour sa deuxième saison (2018/19). 

Auteur : Sébastien Faure
sur les précieux avis d’Alexis Pelletier, poète et professeur de Lettres,
de Brigitte Dusuzeau, professeure de Lettres.
Mise en scène : Philippe Leroy.
Avec : Isabeau Shahzada (Olympe, la narratrice) et Sébastien Faure (Fouquier, le narrateur)

N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique,
économique ou religieuse,
pour que le droit des femmes soient remis en question.
Ces droits ne sont jamais acquis.
Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.
Simone de Beauvoir.

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